Dialogue social
Prévenir en parlant avec tout le monde : familles, chefs de village, leaders religieux, soignants. Nous visons des décisions publiques d'abandonner cette pratique afin de créer une dynamique de changements.
Lutte contre les violences faites aux femmes ici et ailleurs
Notre combat
Moûsso Ya Nafa Sira soutient la sensibilisation et la prévention contre les mutilations génitales féminines au Mali.
Ensemble, parlons-en pour protéger les filles et les femmes qui en sont victimes. Notre démarche : le dialogue, jamais la confrontation. Les familles veulent le meilleur avenir pour leurs filles ; nous les accompagnons pour que ce meilleur avenir se construise sans mutilation.
L'association
Moûsso Ya Nafa Sira est une association de femmes et d'hommes qui privilégie une démarche de soutien aux actions directes sur le terrain de lutte contre toutes les violences faites aux femmes.
À partir de la lutte contre l'excision, nous soutenons une prévention dans un dialogue social. Nous pensons que toutes les personnes sont concernées par les mutilations sexuelles féminines : hommes, femmes, filles, garçons d'ici et d'ailleurs.
Parler de cette pratique ancestrale est déjà un acte de prévention et de protection. De nombreuses femmes ne savent pas « ce qu'il leur est arrivé » et la plupart des personnes ignorent les conséquences traumatiques physiques et psychologiques.
La médiatisation des risques et des conséquences des mutilations sexuelles féminines (MSF) permet à tous·tes de sortir de l'ignorance.
Nous soutenons un dialogue qui se diffuse au-delà des frontières et dans toutes les sphères sociales : familles, villages, villes, États, leaders laïcs et religieux, professionnels de la santé.
Prévenir en parlant avec tout le monde : familles, chefs de village, leaders religieux, soignants. Nous visons des décisions publiques d'abandonner cette pratique afin de créer une dynamique de changements.
Droits, réparations physiques et psychologiques, reconversion des ex-exciseuses, mise à l'abri : une fois le tabou levé, chaque femme et chaque famille doit pouvoir être accompagnée.
Nous souhaitons valoriser le rôle social de la femme malienne et sa contribution au développement socioéconomique et politique du pays.
La fondatrice
Chanteuse malienne, autrice de la chanson « Non à la violence faite aux femmes » (2024), fondatrice et présidente de l'association (2025).
Une fois le tabou levé, un accompagnement global doit être proposé et être accessible aux femmes et aux familles : droits, réparations physiologiques et psychologiques, reconversion des ex-exciseuses, refuges et mise à l'abri pour les personnes qui refusent les MSF…
De nombreuses associations se mobilisent avec peu de moyens pour que les femmes restaurent leur dignité et soignent ce qui leur a été mutilé.
Nous luttons contre toutes les formes de violences faites aux femmes ainsi que contre les pratiques traditionnelles rétrogrades et néfastes. Nous travaillons à mettre fin aux mutilations génitales féminines.
Continuons les bonnes pratiques et abandonnons celles qui nous mutilent.
Origine du projet
En 2024, la chanteuse Awa Bako Diabaté écrit et enregistre « Non à la violence faite aux femmes » avec d'autres artistes maliens. L'accueil est si fort qu'elle fonde l'association en 2025.
Awa Bako Diabaté crée la chanson et le clip « Non à la violence faite aux femmes » avec sept artistes maliens.
En studio avec les artistes
La chanson et le clip sont diffusés à la radio et à la télévision maliennes, puis en Guinée et sur des chaînes regardées par d'autres pays africains et par la diaspora. Dans son village d'origine aussi, l'accueil est chaleureux.
Devant l'accueil enthousiaste du public, Awa Bako Diabaté crée l'association Moûsso Ya Nafa Sira.
Des chefs de village invitent l'association à venir parler et à ouvrir les débats sur l'excision.
Des familles lui demandent de jouer les médiatrices en cas de conflit ; des exciseuses demandent de l'aide pour abandonner cette pratique ; des femmes souhaitent être informées, orientées et accompagnées sur les conséquences de leur excision.
Sur le terrain
La musique ouvre les cœurs, le dialogue ouvre les portes. Découvrez le clip qui a tout lancé et la présentation de nos actions au Mali par Awa Bako Diabaté.
Des rencontres sont organisées dans les villages pour parler des dangers de l'excision et de toutes les violences faites aux femmes.
Nous écoutons, accueillons et accompagnons les personnes victimes et/ou en danger.
Nous accompagnons les exciseuses qui le souhaitent dans une reconversion économique, pour qu'abandonner la pratique ne signifie pas perdre ses revenus.
La musique et les arts touchent le cœur des gens et n'ont pas de frontières. Les artistes donnent leur voix pour parler des tabous dans la société.
Radios, chaînes de télévision, internet : nous portons le message là où les gens l'entendent.
Chaque don, chaque partage, chaque heure de bénévolat aide à faire avancer le dialogue.
Nous soutenirS'informer pour protéger
Ce que sont les mutilations génitales féminines, pourquoi elles persistent, leurs conséquences et ce que disent les lois.
Cette section aborde des sujets sensibles (description des mutilations et de leurs conséquences). Prenez soin de vous : vous pouvez la lire à votre rythme. Besoin de parler à quelqu'un ?
La mutilation génitale féminine est une intervention qui consiste à enlever, en totalité ou en partie, les organes génitaux externes de la femme, principalement le clitoris et parfois les petites lèvres. Cette intervention n'a aucune raison médicale.
L'excision en est la forme la plus courante. On distingue 4 types de MGF :
Source : Saida International · classification de l'OMS
On situe l'origine de cette pratique dans l'Antiquité, en Égypte, dans la vallée du Nil, au sein de la culture des pharaons. Seules les femmes les plus élevées dans la société étaient excisées. Puis les femmes des classes sociales plus modestes auraient aussi été excisées pour épouser des hommes de rang social supérieur. Cette pratique se serait ensuite diffusée en Afrique subsaharienne.
En Occident, principalement en Europe et aux États-Unis, l'excision a été pratiquée jusque dans les années 1960 pour « traiter » des maladies comme l'hystérie.
Sources : RFI — Mémoires d'un continent · Mediapart — Quand l'Occident excisait
Les arguments avancés pour maintenir cette pratique sont :
L'excision est souvent maintenue par conformisme à des normes sociales : l'honneur de la famille, la protection, la propreté. Les familles souhaitent le meilleur avenir possible pour leur fille dans la communauté. Elles craignent le regard des autres et le rejet si elles ne se conforment pas à la pratique. C'est pourquoi nous misons sur le dialogue : changer ensemble, sans exclure personne.
Les mutilations génitales féminines n'ont aucun avantage pour la santé. Elles entraînent des souffrances physiques et psychologiques immédiates et tout au long de la vie.
Source : OMS — Mutilations sexuelles féminines, aide-mémoire
Des soins existent : accompagnement psychologique, chirurgie réparatrice. Aucune femme ne doit rester seule avec ses questions.
Trouver de l'aideDe nombreux pays ont interdit les mutilations génitales féminines, qui sont un crime passible de 5 à 20 ans d'emprisonnement.
Si les lois sont essentielles, elles ne suffisent pas à éradiquer cette pratique. Les campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour informer, prévenir et éduquer.
Part des filles et des femmes de 15 à 49 ans ayant subi des MGF, par pays (Afrique, Moyen-Orient et Europe). Touchez ou survolez un pays pour en savoir plus.
Données : UNICEF (enquêtes nationales DHS/MICS, 2004–2022) et EIGE pour l'Europe. Fond de carte : Natural Earth (domaine public). data.unicef.org
Ces femmes ont choisi de raconter ce qu'elles ont vécu. Leur courage aide d'autres femmes à mettre des mots sur leur histoire. Certains récits sont difficiles : regardez-les quand vous vous sentez prête.
Ressources
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Vous n'êtes pas seule
Vous êtes en danger, une fille de votre entourage risque d'être excisée, ou vous avez besoin de parler de ce qui vous est arrivé ? L'association vous écoute et vous oriente.
Vous pouvez nous contacter en toute confidentialité.
Les numéros d'urgence et les centres d'accueil partenaires au Mali seront publiés très prochainement. En attendant, appelez ou écrivez à l'association.
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